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Pudique, sensible, émouvant… Les qualificatifs manquent pour exprimer les différentes facettes du film de Nanni Moretti. D'un sujet éminemment douloureux – la perte d'un enfant –, le réalisateur de
Journal intime et
Aprile a tiré une œuvre bouleversante mais ne sombrant à aucun moment dans le pathos. Après une première demi- heure d'exposition – une famille unie, dont le bonheur est symbolisé par cette scène où tous reprennent en chœur le refrain entonné dans la voiture par le père -, Moretti observe, tout en douceur, la lente désagrégation de cette cohésion après la mort d'Andréa. Tout entier tourné vers lui-même et son irrépressible sentiment de culpabilité, le père sombre peu à peu, délaissant sa femme, sa fille et ses patients. Quant aux autres membres de la famille, la mère (Laura Morante, extraordinaire) survit comme elle peut, accrochée à l'espoir de rencontrer un jour celle qui fut l'éphémère petite amie d'Andréa, et Irène choisit de se renfermer sur elle-même. Interprété avec retenue, filmé tout en délicatesse, le long chemin de croix de cette famille a valu à Nani Moretti une très justifiée Palme d'or à Cannes en 2001. Le DVD – impeccable techniquement – offre des bonus intéressants : la conférence de presse cannoise, une interview un peu convenue de Moretti pour la télévision italienne, un court métrage ; mais sans commune mesure avec ce film qui laisse pantelant, bouleversé et rempli d'espoir à la fois.
--Georges Dabeliou
Review
A relatively straightforward film about a father dealing with the death of his son, La Stanza Del Figlio was a surprising choice for the coveted Palm d'Or Award at the 2001 Cannes Film Festival. Unlike many past winners, the film is neither arty nor epic in its vision. Its director and star, Nanni Moretti, adds some eccentric bits to his character, Giovanni, in the beginning of the film, none of which are particularly funny. After his son Andrea's (Giuseppe Sanfelice) death a half-hour or so into the film, the tone shifts to how Giovanni and his family attempt to cope with their loss. Some of these scenes are very moving and the film renders a fairly typical, upper-middle-class family's reaction to this horrible event with much tear-inducing skill. But the film is definitely similar to many TV movies about diseases and family deaths. Thankfully, it doesn't drag out its story like TV movies and occasionally rises above those films because of the strength of Moretti's performance, as well as some well-drawn scenes. Still, it is definitely a modest film for such a prestigious award. ~ Adam Bregman, All Movie Guide
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